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Surconsommation Verte: Consommer plus parce que c’est mieux?

Ces dernières années, on parle de plus en plus de consommer mieux, plus responsable, zéro déchet ou bien encore acheter des cosmétiques plus naturels. Quel lien entre chaque? La consommation. On s’en rend bien compte à travers les réseaux sociaux, Instagram notamment. Dans ces conditions et cette offre « green » toujours plus large, comment ne pas basculer dans une sorte de « surconsommation verte »?

Avant tout, voyons les mots du dico…

La surconsommation, c’est un niveau de consommation excessive, qui consiste à acheter plus que nécessaire. Cela entraîne donc de ce fait, une surexploitation des ressources naturelles, qui sont parfois limitées.


La consommation «verte» est tout d’abord le fait de choisir des produits qui ne portent pas atteinte à l’’environnement. C’est aussi le fait de participer au recyclage et par extension, il s’agit de préserver les ressources de la planète.

C’est pour cela que j’ai choisi le terme de « Surconsommation verte » tout à fait appropriée pour le sujet que l’on va aborder aujourd’hui.

Parce passer au naturel ne consiste pas simplement à transférer ses anciennes habitudes de consommation sur des produits bio, naturels ou zéro déchet. NON! Il s’agit avant tout de réfléchir à ses achats et à sa façon d’appréhender la consommation. C’est une réflexion évidente pour certains, et qui se met en place petit à petit pour d’autres. Sans compter sur les marques qui nous pousse toujours à acheter plus, sous prétexte que c’est mieux pour ta santé, pour la planète… Je suis de celles qui pensent que « Less is more », ou pour les Frenchies « Moins c’est mieux ». Quelques pistes de réflexions et d’interrogations personnelles…

La cosmétique faite maison: une bonne idée ?

Comme toujours il y a deux poids deux mesures, du pour et du contre. J’aimerais prendre l’exemple des boutiques Aromazone. Comme beaucoup de naturalistas au début, j’ai vite cédé à l’appel de cette multitude d’ingrédients basiques naturels à bas prix. Mais j’ai également vite arrêté. Je me suis rendue compte que ce n’était pas pour cela que j’étais passé au naturel. Ce n’était pas pour consommer PLUS qu’avant.  Et qui plus est selon moi la qualité n’est pas au RDV (une huile essentielle à moins de 3€…). Sur les fiches recettes d’Aromazone, pour réaliser une crème visage par exemple, il sera nécessaire d’acheter une dizaine d’ingrédients, et donc une ribambelle d’emballages.

C’est gratifiant de faire ses cosmétiques soi-même, j’en suis consciente, mais dans ce cas, c’est aussi une catastrophe écologique. Certes, les flacons de cette marque sont en plastique PET recyclable, mais cela reste une quantité non négligeable de plastique…

D’un autre côté tu as les personnes qui utilisent des produits bruts et évitent de multiplier les ingrédients superflus. Faire ses cosmétiques maison si c’est dans une optique minimaliste, cela devient intéressant, car on revient aux bases. Et ça on aime! Je pense que dans ce cas là, c’est une bonne initiative de créer ses cosmétiques maison.

Finalement faire ses cosmétiques maison peut être une très bonne idée, j’en suis certaine. Le tout est de sélectionner des recettes simples, avec des ingrédients basiques et peu nombreux.

Les accessoires en bambou et le zéro déchet

Les ustensiles en bambou fleurissent sur le marché, car ils sont jugés plus écologique et sains. Mais avez-vous déjà réfléchi à l’impact de leur importation ? Car bien qu’il pousse aussi en France, le bambou utilisé pour ces accessoires provient de Chine. Il pousse extrêmement vite certes, mais il a tout de même un impact carbone non négligeable de par son importation.

Pailles, palettes de maquillage, oriculi, brosse à dents, etc… Le bambou est partout et c’est une très bonne solution au plastique. Mais uniquement dans la mesure où tu en as besoin.

Pour aller plus loin, je voulais préciser que certaines entreprises développent des produits à base de bois français. Moins de transport, moins d’impact environnemental, et ça j’aime! C’est la découverte que j’ai pu faire grâce à Bioseptyl et sa brosse à dents Dubois, conçue en hêtre issu des forêts françaises. Petit à petit ces produits vont pouvoir remplacer le bambou sur le marché et c’est une très bonne chose.

Alors on fait quoi? Le zéro déchet est devenu un business énorme qui rapporte beaucoup. De nombreuses entreprises fleurissent et surfent sur ce retour aux accessoires réutilisables. Et alors? Et bien le zéro déchet ce n’est pas remplacer tout tes accessoires en plastique par leurs homologues en bambou ou en inox, mais plutôt de faire avec ce que tu possèdes. Puis, au moment ou il te faudra investir, là le choix de ces matériaux et marques éthiques sera effectivement une très bonne alternative!

Le dropshipping: surfer sur l’écologie pour vendre à tout prix

Ce mot ne vous dit peut-être rien, mais cette pratique est de plus en plus courante, notamment grâce au développement des réseaux sociaux et à la multiplication des influenceurs. « Le dropshipping est une forme de e-commerce par laquelle le site vendeur ne possède pas de stocks et fait livrer le client final directement par son fournisseur sans, le plus souvent, que le client ne le sache. » Typiquement il s’agit d’entrepreneurs européens qui se fournissent en Asie via des réseaux comme Aliexpress. En soi cette façon de faire est légale. Mais elle n’est clairement pas éthique!

En effet, en tant que consommateur, tu vas penser que 30€ le lot de 3 culottes menstruelles c’est une bonne affaire comparé aux prix pratiqués par les marques françaises éthiques. MAIS il ne s’agit en faite que de culottes de basse qualité fabriquées dans d’obscures conditions en Asie. Au final, rien  voir avec une bonne affaire.

La où se situe le problème c’est surtout quand le dropshipping s’attaque à l’argument « écologique » pour te vendre des produits « zéro déchet » à tout petit prix. Tu es donc tenté d’acheter, trop peut-être, et au final la qualité et l’engagement de la marque ne valent rien. Je te conseille donc de toujours bien vérifier les informations des sites (notamment les publicités Instagram ou Facebook) avant de passer commande. Réfléchi également à tes besoins, sont-ils réels ou est-ce un effet de mode ? Et mieux encore, acheter auprès de tes commerçants locaux est toujours une bonne initiative!

La tentation et les réseaux sociaux

Comme beaucoup, quand je me suis lancée sur Instagram, j’ai vite succombé aux achats d’impulsion, aux produits et cosmétiques présentés par les influenceuses que je suivais. Cela dit j’en fais moi-même parti désormais! Oups! Cependant je ne crois pas que nous sommes réellement « victimes » de l’influence, car nous avons notre libre arbitre et nous décidons par nous même. Quant bien même Enjoyphenix te recommande un nouveau fond de teint, c’est toi qui l’achète, elle ne le fait pas pour toi. Tu es responsable de ta propre consommation. Mais il est vrai que les reseaux sociaux restent des vitrines publicitaires qui incitent fortement à toujours consommer plus, même si les produits sont bio, naturels ou éthique.

Sur les réseaux, les préoccupations ne sont pas non plus les mêmes pour tous. La santé apparaît comme le point de départ d’un changement de consommation: des produits plus sains pour le corps, des routines naturelles,… sont privilégiés car ils contribuent à nous garder en bonne santé.

D’autres consommateurs poussent la réflexion plus loin, et sont beaucoup plus sensibles au sort de la planète et à ce qu’ils laisseront aux générations futures. Les blogueuses ethiques et responsables tentent de limiter les publications qui incitent à l’achat et sont de plus en plus poitilleuses sur le choix des marques avec lesquelles elles collaborent.

Ce qui m’aide à ne plus craquer pour n’importe quoi, c’est de limiter les comptes qui stimulent mes envies d’achat. Je me suis donc désabonnée (en partie) des blogueuses « green » qui te recommandent une routine soin avec 6 cosmétiques différents, celles qui étalent leur stock indécent de produits capillaires et celles qui te bombardent de codes promos 24/24h… Le tout est de trouver le juste milieu et de sélectionner plutôt des comptes qui t’inspirent, qui te donnent envie d’améliorer ta consommation en toute conscience. En résumé, éviter de surconsommer du contenu sur les réseaux c’est aussi te preserver et consommer intelligemment.

Choisir des personnes inspirantes

Voilà donc ma petite sélection de blogueuses/instagrameuses/youtubeuses vraiment responsables que je te recommande les yeux fermés. Elles m’inspirent au quotidien, me remettent parfois dans le droit chemin, celui de la consommation responsable et de la déconsommation. Elles sont des exemples de femmes avec de belles valeurs et très engagées au quotidien:Audrey RedacFriendly BeautyJe Deviens écolo Bioté NaturelleGirl Go Greenet bien d’autres…

Quelles solutions j’essaie de mettre en place pour ne pas tomber dans la surconsommation ?

Réfléchir avant de craquer: Avec par exemple, la méthode BISOU, inventée par Marie Lefèvre et Herveline Verdeken dans leur livre J’arrête de surconsommer.

Sur les réseaux sociaux:
Éviter comptes frustrants ou poussant à la surconsommation. Qu’est-ce que je ressens quand je regarde les photos de cette influenceuse? Frustration? Jalousie? Alors hop, on se désabonne! Puis-je m’identifier à elle ? Que m’apporte-elle au quotidien? Rien? Alors hop, on se désabonne!

Relativiser et prendre du recul: Quand je doute de la légitimité d’un achat, j’attends plusieurs jours avant de me rediriger vers le produit en question. Puis, soit je l’achète, soit à ce moment je sais, qu’en faite je n’en ai pas besoin ou bien pas réellement envie.

Cela dit, on peut tout de même se réjouir car selon une étude menée en 2018, les Français sont de plus en plus nombreux à privilégier la qualité plutôt que la quantité. Nous sommes en bonne voie vers la baisse de la consommation! 🙂

 
 

 

 

 

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2 commentaires

  1. Chouette article ! On a effectivement traité le sujet de 2 façons différentes, et je n'avais pas réfléchi aux cosmétiques maison mais c'est vrai que je préfère faire des cosmétiques sans trop d'ingrédients et que j'ai arrêté les achats sur AromaZone. Et le dropshipping… J'en parle même pas, ça m'agace ! 😉

  2. Les pailles en bambou et les culottes de règles sont pour moi les meilleurs exemples, j'en vois partout !!! Compte green ou non, je n'aime pas cette tendance mais je comprends que les gens qui ne font pas vraiment attention préfèrent le moins cher.. J'ai le meilleur exemple chez moi : ma soeur haha
    Mais cela reste parfois dure de de-consommer (surtout pour les vêtements chez moi) même si je privilegie le seconde main ou le made in france j'aime beaucoup trop les vêtements..

    Merci pour cet article 🙂

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